L’ennui, ou “to be or not to be”
L’ennui ouvre une parenthèse.
Un arrêt presque imperceptible dans le temps, où quelque chose peut enfin émerger.
Dans ce silence, les pensées oubliées refont surface.
Les visions laissées au fond des tiroirs trouvent un passage.
Quand la nature impose son rythme
Lors de mon voyage en Bretagne, où la météo change dix fois par jour, il devient difficile de tout prévoir.
Et quelque part, c’est une leçon.
Apprendre à composer avec la nature.
À lâcher le contrôle.
À accueillir ce qui vient.
Dans cette instabilité, une forme de présence s’installe.
Une disponibilité nouvelle, propice à la création.
Créer sans outils… ou presque
J’ai oublié mon sac, celui qui contient mes essentiels de dessin et de peinture…
Crotte.
Heureusement, mon fidèle smartphone ne me quitte jamais.
Enfin… presque.
Mais finalement, peu importe.
Car au-delà des outils, je suis là.
Présente.
Disponible.
Et c’est peut-être ça, le point de départ du processus créatif.
L’ennui comme déclencheur de créativité
Contrairement à ce que l’on croit, l’ennui n’est pas vide.
Il est un passage.
Il ralentit le rythme, déplace le regard, ouvre un espace.
Un espace où les habitudes se fissurent,
où l’on ose sortir du cadre,
où de nouvelles idées émergent.
L’ennui agit comme un révélateur. Il met en lumière ce qui cherche à naître.
Donner forme aux émotions
C’est dans ces interstices que naissent mes créations textiles.
Des fragments d’émotions,
des intuitions qui prennent forme,
des matières qui racontent.
Chaque pièce devient une traduction sensible de cet espace intérieur.
Créer autrement, être autrement
Non, l’ennui n’est pas une absence.
Il est une invitation.
À ressentir autrement.
À créer autrement.
À être, simplement.
Merci mon ami Ennui.❣️
KomJaim — la justesse de l’irrégulier




