La pièce mère de KomJaim : quand les chutes de tissu deviennent matière

23 août 2026

Au début de KomJaim, je réalisais surtout des pièces textiles pour la maison : housses de coussin, rideaux, sets de table… mais également quelques accessoires de mode, comme des sacs. Ces créations sont d’ailleurs toujours présentes dans la rubrique Collections KomJaim.

Et forcément, tout cela générait pas mal de chutes de tissus.

Je trouvais dommage de les jeter. J’ai donc commencé à les garder avec cette idée toute simple : elles pourraient bien servir un jour.

De chute en chute, j’ai fini par en accumuler… un nombre assez considérable.

                               

Quand les chutes deviennent une nouvelle matière

Un jour, j’ai découvert le principe de l’assemblage de chutes textiles (textile scraps)  : réunir différents fragments de tissus pour créer une nouvelle matière.

Et là, forcément, toutes ces chutes patiemment conservées ont commencé à prendre une autre dimension.

La technique ? Ah oui… Je vous ai dit que je n’étais pas très technique, mais il faut tout de même suivre un minimum de procédé pour arriver à un résultat. 😉

Le principe consiste à disposer les différents morceaux de tissu sur un support hydrosoluble, puis à les assembler par la couture. Une fois le support dissous dans l’eau, il ne reste plus que les fragments reliés entre eux.

Et comme leur disposition n’est jamais exactement la même, chaque pièce obtenue est unique.

Et les chutes des chutes ?

Au début, j’utilisais cette nouvelle matière telle quelle, notamment pour fabriquer des abat-jour.

Mais bien entendu… j’ai gardé les chutes.

Eh oui. Chez KomJaim, même les chutes ont des chutes. 😉

Et c’est finalement de là qu’est venue l’idée de créer des œuvres textiles.

Utilisée entière, cette matière me paraissait parfois trop brute, trop chargée visuellement. J’ai alors commencé à la découper, à l’isoler, puis à faire intervenir d’autres éléments : fils, papier, matières naturelles, objets récupérés…

Il ne s’agissait plus simplement d’utiliser une matière que j’avais fabriquée, mais de la faire dialoguer avec d’autres.

Laisser les matières faire leur chemin

C’est probablement la partie de cette démarche que j’aime le plus.

Je pars chaque fois à la rencontre de nouvelles surprises. Je ne décide pas complètement à l’avance de ce que l’œuvre va devenir. Je rassemble des éléments, j’essaie, je déplace, j’en enlève parfois… et peu à peu, les matières commencent à communiquer entre elles.

À un moment, quelque chose prend forme.

Une seule pièce mère peut ainsi se métamorphoser de multiples façons selon la manière dont elle est découpée, associée ou simplement regardée.

Et surtout, il faut parfois lui laisser le temps de s’exprimer.

Car c’est souvent là que la magie opère.