Entre le rush en vélo et la balade contemplative
Lors de notre récent voyage dans le nord de la France, nous avons pu profiter de deux activités que nous affectionnons particulièrement : le VTT et les balades contemplatives.
Tout semble les opposer, et pourtant elles sont profondément complémentaires.
J’ai découvert que ces deux pôles me procurent un équilibre et un apaisement intérieur.
Le VTT : mouvement, engagement et émerveillement

Le VTT et les sports en général nous poussent à sortir de notre zone de confort. Il demande de l’engagement physique, de la concentration et parfois même une bonne dose de courage.
Mais il nous offre aussi ces fameux moments « waouh » où un paysage apparaît au détour d’un sentier et nous laisse sans voix. Ces instants où l’effort s’efface pour laisser place à l’émerveillement.
Au-delà de l’activité physique, il procure un véritable équilibre mental. Il nous oblige à être pleinement présents, concentrés sur le chemin qui se dessine devant nous.
La balade contemplative : ralentir pour mieux observer
À l’inverse, la balade contemplative nous invite à ralentir.
À prendre le temps d’observer, d’écouter et simplement d’être présents. La nature nous rappelle alors que nous faisons partie d’un tout qui nous dépasse.

Face à un paysage, un arbre centenaire, une plage balayée par le vent ou un simple détail aperçu au détour d’un chemin, nous ressentons souvent un profond sentiment d’apaisement.

C’est ainsi que je réalise à quel point nous sommes petits. Cette prise de conscience nous invite à être plus humbles, plus reconnaissants et plus attentifs à ce qui nous entoure.
Pourquoi avons-nous besoin de créer des souvenirs ?
Nous, êtres humains, ressentons le besoin de conserver des traces de notre passage.
Et pour ce faire, on crée des souvenirs.
Cependant avec le temps, la mémoire les transforme, les adoucit et les efface peu à peu.
C’est pourquoi je dis merci à Monsieur l’inventeur de l’appareil photo, grâce à qui nous pouvons saisir en un instant ce qui autrefois aurait demandé des heures de dessin ou de peinture et on n’est pas tous doué pour cela 😉
Ces photographies occupent d’ailleurs une place particulière dans mon processus créatif. Elles me permettent de revivre certaines sensations et nourrissent souvent les œuvres que je réalise pour KomJaim.
Quand la nature devient un langage
Si j’éprouve autant de gratitude envers la nature, c’est parce qu’elle m’a offert bien plus qu’une source d’inspiration.
Elle m’a permis de comprendre qu’il existe de multiples façons de communiquer. Certaines passent par les mots. D’autres par les formes, les couleurs, les textures ou les matières.

À travers mes créations, j’essaie souvent de traduire ce que je ressens face à un paysage, une lumière ou une rencontre avec la matière.
L’art n’est pas nécessairement fait pour plaire à tout le monde. D’ailleurs, rien ne le pourrait.
En revanche, il permet de partager une émotion, une réflexion ou simplement un regard sur un instant éphémère.
Entre mouvement et contemplation
Finalement, je réalise que mes créations naissent souvent de cet équilibre entre deux besoins qui pourraient sembler opposés.
Le mouvement nourrit mon énergie.
La contemplation nourrit mon regard.
Et quelque part entre les deux se trouve cet espace où les idées émergent, où les souvenirs se transforment et où la matière commence à raconter une histoire.




