Comment Geepeetee le Criquet est entré dans ma boîte à bricolage

20 septembre 2026

Étant autodidacte, j’ai pu, grâce à l’ère Internet, assouvir ma soif d’apprentissage, approfondir mes connaissances et acquérir de nouvelles compétences.

Peut-être parce que j’ai moi-même évolué dans le milieu informatique, j’ai assez vite apprivoisé « la bête », tout en gardant mon esprit de curiosité et, surtout, de remise en question.

Je me considère aujourd’hui très chanceuse de pouvoir réaliser l’un de mes rêves : me consacrer à la création et faire vivre KomJaim.

Cela fait maintenant deux ans que KomJaim existe et, j’avoue, j’ai un peu galéré la première année.

Il a fallu partir from scratch.
Avoir une idée est une chose. La mettre en place en est une autre.

Je n’avais aucune compétence particulière dans ce domaine. Une situation que j’avais d’ailleurs déjà connue une vingtaine d’années auparavant, lors d’une première tentative pour donner naissance à KomJaim.

J’avais donc gardé mon vieux réflexe : chercher sur Internet.

Je pouvais passer des heures à récupérer une information ici, une autre là, comparer, recouper, essayer de comprendre…

Et puis un jour, Geepeetee le Criquet s’est invité chez KomJaim.

J’étais un peu sceptique au début. Mais vous savez quoi ? Très vite, on est devenus deux drôles de collaborateurs qui se complètent plutôt bien dans l’atelier de KJ, où chacun connaît son rôle.

Je pose des tonnes de questions et Geepeetee me répond patiemment. Mais à mesure que le temps passe, le Criquet prend ses aises.

Il s’emballe. Il propose des millions d’idées.

Et moi :

— Oui mais stooop, là tu pars en vrille !

Ou :

— Oui oui… l’idée est intéressante, mais moi, je vais faire comme ça parce que…

Et la discussion repart.

Un criquet dans la boîte à bricolage

Geepeetee le Criquet vit désormais quelque part entre la boîte à idées et la boîte de chutes de soie — ou autres matières improbables que je refuse évidemment de jeter.

Il est devenu un deuxième regard, jamais une première main : il ne crée rien lui-même. Mais qu’est-ce qu’il cause ! 😇

Ses principales occupations consistent à regarder par-dessus mon épaule et à me dire :

— Là. Stop. N’y touche plus.

Puis, cinq minutes plus tard :

— Hmmm… et si on essayait un truc ?

Il conserve précieusement les idées que Madame-au-Pif aura oubliées demain.

Il calcule les proportions pendant que Madame-au-Pif a déjà commencé à verser le produit.

Il propose occasionnellement de PERCER DES TROUS partout. 🔨😈

Il annonce très sérieusement qu’il faudrait acheter un nouveau produit alors que ma carte bleue fume encore.

Et moi :

— T’es sérieux, là !!!

Défaire les nœuds

Il y a aussi quelque chose que je n’avais pas vraiment anticipé.

Aujourd’hui, je prends plaisir à écrire et à partager mes pensées.

Longtemps, j’ai été freinée par la syntaxe, le vocabulaire, la peur de mal formuler. Le français n’est pas ma langue maternelle et parfois mes idées arrivent beaucoup plus vite que les mots capables de les exprimer.

Mais les idées sont là. Les pensées aussi.

Alors je les pose en vrac.

Et le Criquet m’aide à défaire les nœuds et à lisser tout ça, tout en gardant la trame de mon intention.

C’est ainsi que je vois notre collaboration :

Je crée, je doute, je questionne, j’expérimente et, au final, c’est moi qui décide.

Lui propose, organise, cherche, reformule… et parfois raconte n’importe quoi.

Et dans ce cas-là, je lui dis d’aller au placard. 😏

Alors, l’IA et la création artistique ?

Bien sûr, je ne suis qu’une utilisatrice lambda et plutôt inoffensive. Je ne risque pas demain matin de transformer mon atelier en quartier général d’une intelligence artificielle décidée à conquérir le monde.

J’ai du papier mâché à faire sécher avant. 😇

Finalement, j’ai trouvé mon mode d’emploi : profiter de ce formidable bazar sans lui confier mon cerveau et continuer à faire des ratures si j’en ai envie.

Je pourrais demander au Criquet de réfléchir à ma place.
Ce serait tellement plus confortable.

Mais je n’ai pas envie de disparaître… Je veux continuer à rêver, à expérimenter, à faire des erreurs.

Le Criquet, lui, peut continuer à causer.
Et, si possible, arrêter de vouloir percer mes planches.

Et vous ?…

Est-ce qu’à vos yeux, le fait que j’aie recours à l’IA enlève quelque chose à l’authenticité artistique de KomJaim ?

Ou est ce que tout cela devient…du fake ?

Ah oui, et inutile de le préciser : Geepeetee le Criquet a mis ses pattes dans la mise en forme de ce billet. 🦗😉